dimanche 24 mai 2009
Blind test
Ce week-end, mon DV a fredonné une chanson. J'ai mis un bon quart d'heure pour savoir de quoi il s'agissait et j'étais morte de rire en trouvant la réponse.
Et vous ? Qu'en dites-vous ?
(voix originale de mon DV)
jeudi 14 mai 2009
Toujours aussi agréable
Ce midi, au téléphone ...
- Moi, étendant mon linge : Allô.
- Ma mère : Joyeux anniversaire.
- Moi, ravie : Merci.
- Ma mère, sans transition ni "Bonjour" : Pour dimanche après-midi, j'avais pensé qu'on pourrait aller aux puces.
- Moi, décontenancée : Euh ... oui mais les parents de Mister B. les ont déjà faites.
- Ma mère, déçue : Y'a combien de temps ?
- Moi : Hmm, j'en sais rien. Y'a quelques années j'imagine.
- Ma mère, insistante : Moi, les puces, je pourrais les faire tous les quinze jours !
- Moi, légèrement énervée : Je sais. Y'a même une brocante à Bastille mais je sais qu'ils n'aiment pas trop ça.
- Ma mère, très insistante : Bon, alors sâche que NOUS, on ADORE les puces et la brocante !
- Moi, voulant la recadrer : Ca, je suis au courant. Mais si on est 7 dimanche, il faut trouver une activité qui plairait à tout le monde.
- Ma mère, se radoucissant : Oui, c'est vrai que c'est pas évident de contenter tout le monde.
- Moi, voulant changer de sujet : Bon, sinon, j'ai reçu ton SMS mardi. C'est triste pour le décès de James. Comment va sa famille ?
- Ma mère : Oh ça ! On dirait qu'un malheur n'arrive pas seul. Monique s'est cassée l'épaule la semaine dernière et Franz a eu des problèmes aux poumons. Et puis dans cette famille, ils sont mal organisés et maintenant, faut qu'ils s'occupent des bêtes de James. Faut les vendre, et tuer les lapins pour les mettre au congélo.
- Moi, démoralisée : Il est mort de quoi au fait ?
- Ma mère : Ca faisait deux semaines qu'il était à l'hôpital dans un état très critique. Il a fait une septicémie à staphylocoques. Tu sais lui, il n'allais JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS chez le médecin. Il avait les dents pourries, des mycoses aux orteils, il ne se faisait jamais soigner. Il avait 72 ans, c'est jeune.
- Moi, limite les larmes aux yeux : Oui, c'est jeune, mais à 72 ans en n'ayant jamais vu un médecin, c'est plutôt pas mal.
- Ma mère : Il vivait en ermite. Je lui avais dit à Monique qu'il fallait pas s'étonner qu'il soit si malade en restant cloitré dans sa chambre et dans sa ferme ... Bon, on va parler de choses plus gaies.
- Moi, soulagée : Oui, ça serait bien.
- Ma mère : Alors pour samedi, on sera combien ?
- Moi : On sera 30 très exactement, sauf s'il y a des désistements de dernière minute.
- Ma mère : Ah, c'est pas mal ... Tiens, ce matin à 6h30 j'étais en train de prendre mon petit-déjeuner et je disais à D. (mon beau-père) qu'il y a 30 ans, j'étais sur la route de la maternité.
- Moi : Dis donc, vu que je suis née à 13h, tu as eu un long travail pour ton 3ème enfant.
- Ma mère : Oh, non, pas tant que ça. Pour le 2ème (qui n'a pas de prénom !), j'ai mis 6 heures et elle est née à 2h du matin. Mais alors pour le 1er, là, ça a duré des heures, et sans anesthésie. J'ai eu droit à la ventouse et aux forceps.
- Moi : Tu étais sous anesthésie tout de même pour les forceps.
- Ma mère : Oui quand-même. Mais alors pour toi, ils m'ont fait paniquer ! Je leur ai dit que j'avais envie de pousser alors que j'étais encore dans mon lit. Ils se sont précipités dans tous les sens, à crier, à courir ! Ca m'a fait paniquer alors que j'aurais très bien pu accoucher dans le lit. J'aurais pas été la première.
- Moi, entendant cette histoire pour la 5069ème fois : Oui, c'est sûr.
- Ma mère : Bon, je te laisse. Profite bien de cette journée surtout, parce que t'es encore jeune et ça passe TRES TRES vite.
- Moi : Je sais ...
- Ma mère, pratiquement en m'engueulant : Non, mais vraiment, profite bien parce que moi je suis déjà dans ma 63ème année, et on a beau le dire, le temps passe vraiment TRES vite !
- Moi : Oui, oui ... Bon, à samedi.
- Ma mère : Bisous, à samedi.
Grrr
A l'heure à laquelle j'écris cet article, je reviens d'une soirée qui n'était pas planifiée, du moins, pas dans mon agenda.
Après avoir gardé mon fils cet après-midi, son père est venu le chercher et je me suis consacrée à d'autres activités (glandouillage devant la télé puis petit tour dans la ville en marche rapide histoire de dépenser quelques calories). En revenant, mon téléphone affichait deux appels en absence et un message à écouter.
Flashback
Je m'investis depuis quelques mois dans un projet commun avec trois potes (création d'un site web). On se voit à peu près deux fois par mois pour faire le point et avancer sur le dossier. L'autre fille du groupe habite en bas de chez moi et les deux gars habitent plus loin. Coordonner quatre emplois du temps n'est pas chose facile, et nous n'avions pas confirmé le dernier rendez-vous évoqué.
Revenons à mes moutons. J'ai donc écouté le message : "Salut, c'est C. On avait prévu de se voir ce soir et on n'a pas de nouvelles de toi. Rappelle-moi vite."
Evidemment, j'ai tout de suite rappelé.
- Moi, en panique : De quel rendez-vous s'agit-il ?
- Elle : Tu n'as pas eu mon email ?
- Moi : Non, tu l'as envoyé quand ?
- Elle : Y'a 2 ou 3 jours.
- Moi : J'ai rien reçu.
- Elle : Tu peux être là dans combien de temps ?
- Moi : Le temps de prendre une douche et d'arriver, dans une heure environ.
Je me suis donc précipitée chez moi, précipitée sous la douche, précipitée pour rassembler mon ordinateur et mes affaires sur ce projet, précipitée dans ma voiture et sur l'autoroute.
Après une demi-heure de route, j'arrivai en bas de l'immeuble du pote chez qui nous nous rassemblons habituellement. Je sonnai à l'interphone mais me souvenant qu'il ne fonctionnait pas, j'appellai ce pote sur son portable.
- Moi, en stress : Je suis en bas.
- Lui : Bon, l'interphone c'est le 6 et c'est au premier étage.
- Moi, me souvenant qu'il habite au dernier étage : Mais ... t''habites pas au premier !
- Lui : ...
- Moi, comprenant la situation : Je suis en bas de chez toi là, dans ta ville.
- Lui, très ennuyé : Ah mais euh ... on n'est pas chez moi, on est chez C.
- Moi, clairement énervée : Bon sang, mais je l'ai pas eu cet email. Ca fait 24 heures que je ne me suis pas connectée à mon compte, on s'est pas mis d'accord sur qui devait apporter quoi et j'ai rien confirmé.
- Lui, ennuyé : ...
- Moi : J'arrive dans une demi-heure.
Ah oui, parce que C., elle habite dans la rue à côté de chez moi, donc il a fallu que je fasse le chemin inverse, soit un total d'une heure de trajet pour rien !
Sur la route, j'ai réussi à me calmer mais j'étais tout de même bien frustrée de ne pas avoir participé à la première partie de la réunion. Heureusement que je n'avais rien de stratégique à apporter cette fois-ci. J'ai également vérifié mes mails et effectivement, C. avait envoyé un message, mais hier après-midi donc je n'ai pas pu le voir. Finalement, on a plutôt passé une bonne soirée même si je n'ai pas beaucoup bossé, on a bien rigolé et à minuit pile, ils m'ont même souhaité mon anniversaire.
Bah oui au fait : J'ai 30 ans aujourd'hui !
Pour fêter ça et pour évoquer le concert de Beirut auquel j'ai assisté hier soir au Bataclan avec Mister B., voici une magnifique chanson :
http://www.deezer.com/track/947339
(Désolée, Deezer a supprimé son lecteur exportable et MusicMe est en maintenance ...)
samedi 9 mai 2009
Je veux y retourner !!!
La semaine dernière, dans la nuit, sur la terrasse de l'Hôtel de la plage ...
jeudi 7 mai 2009
Y'a pas à dire ... je vieillis !
La semaine dernière, au camping ...
Je vous rassure, je vais bien maintenant. La douleur a été très forte durant 5 secondes et même si mon dos m'a fait mal pendant plusieurs jours, c'était tout à fait supportable. Je suis à présent sous anti-inflammatoire et anti-contractant.
Eh oui ... J-7 avant mes 30 ans. Tout s'explique !
mardi 5 mai 2009
Que c'était bon ...
Aux dernières nouvelles, je vous abandonnais pour aller passer quelques jours chez mes parents avec mon DV. Si je vous écris, c'est que j'en suis revenue, et je suis ensuite repartie. Ceci expliquant mon absence.
Jeudi 23 avril dernier, je quittai ma douce Francilie pour la rudesse des vents de l'est. J'y allais avec le sentiment que le long week-end allait être long (je me répète, mais c'est fait exprès). Finalement, la durée du séjour a été convenable. C'est juste que mon beau-père reste mon beau-père (soit au travail, soit en train de faire des travaux dans leur 2ème maison*, soit en train de couper du bois avec le voisin ... bref, tout ce qui peut l'éloigner de ma mère), et que ma mère reste ma mère (un étrange être venu d'ailleurs qui passe son temps à cuisiner, à critiquer les autres - ses enfants inclus-, à parler de sa propre personne, et dont l'instinct maternelle est proche de zéro).
Il a fait un temps mitigé, fidèle à la région, on a vu un peu de monde, mon DV s'est amusé, on s'est quand-même fait chouchoutés (ma mère cuisine très bien et mon beau-père a toujours un stock de chocolat dans lequel je peux piquer à ma guise).
Le dimanche 26, mon DV a retrouvé son père et moi j'ai retrouvé Mister B., avec qui nous avions prévu un petit séjour sur la côte Atlantique depuis plusieurs semaines.
Rappelez-vous : en février dernier, je partai définitivement de mon entreprise et mes collègues m'avaient offert pour l'occasion un coffret Séjour pour deux comprenant un dîner, une nuit et un petit déjeuner dans un hôtel. J'avais passé pas mal de temps à scruter les pages du catalogue pour choisir notre destination : pas trop près de Paris pour pouvoir être dépaysés, et pas trop loin parce que ça nous aurait coûté un rein. Mon coeur a fait boum quand je suis tombée sur l'Hôtel de la plage à Saint-Marc-sur-mer (44). En lisant le descriptif, j'ai immédiatement pensé à mon tendre Mister B., fan de cinéma, car l'hôtel fut le lieu de tournage des Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati (1953).

Statue de Monsieur Hulot (incarné par Jacques Tati)
Lors de la réservation, la réceptionniste nous avait indiqué qu'avec un bon cadeau, nous n'aurions qu'une chambre avec vue sur le village et non sur la mer. Nous avions été un peu déçus par cette nouvelle, mais étions tout de même pressés de pouvoir profiter de ces vacancelles.
Histoire de ne pas faire l'aller-retour pour 24 heures, nous avions loué un emplacement de camping à la Baule pour la nuit précédant notre séjour à l'hôtel. D'ailleurs, un camping fin avril, sous la pluie, c'est pas fun du tout. Et ça l'est encore moins quand on se casse le dos en gonflant un matelas avec une pompe (une semaine après, j'ai encore mal).
Mister B. et moi étions aux anges en arrivant au bord de l'océan. Le vent, les embruns, les vagues, l'eau ... nous adorons ça tous les deux. La météo n'a pas toujours été super, mais qu'importe. Nous étions ensemble, en amoureux, pour un séjour hors saison, hors week-end.
Après une nuit au camping, nous avons gagné le fameux hôtel où nous avons été très bien accueillis. Non seulement ils nous avaient réservé une chambre avec vue sur la mer, mais en plus avec une terrasse géante.
Nous étions comme des fous. On en revenait pas.
Le dîner fut très bon, et la nuit délicieuse. C'est absolument inouï de dormir dans un lit super confortable, la fenêtre ouverte, et d'entendre les vagues de l'océan. Nous avons dormi comme des rois, et avons poussé le luxe de nous faire livrer le petit-déjeuner dans la chambre le lendemain matin.

Petit-déjeuner sur la terrasse, au levé du soleil (et moi dans mon pyjama rouge top glamour)
Nous devions repartir le jour-même, à notre grand regret. Mais nous étions si bien, si heureux, si apaisés, que nous avons gardé la chambre pour une nuit supplémentaire (à nos frais cette fois-ci). Nous avons donc pu profiter des lieux et des alentours encore un peu.
Jeudi, nous avons quitté la côte pour une nuit chez le frère de Mister B. Enfin, nous sommes arrivés chez Mister B. où nous avons passé le week-end, et c'est avec des étoiles plein les yeux et plein le coeur que je gagnai mon chez moi dimanche soir.
Ce n'était que quelques jours, ce n'était pas à l'autre bout du monde, mais c'était notre petit bout de paradis à nous.
* N'allez pas croire que mes parents sont riches. Ils vivent actuellement dans une maison mitoyenne par 3 côtés, où il n'y a qu'une seule pièce qui fait office de cuisine, salon, chambre et bureau, et ils effectuent des travaux pour pouvoir emménager dans une ruine maison qu'ils ont achetée il y a 4 ans et demi.














